Courses

Retour aux affaires sur le Trail de Jouy-en-Josas

Il était temps de remettre les crampons

Cela faisait un moment que je n’avais pas eu l’occasion de remettre les crampons. L’année passée a été plutôt chargée à la boutique Trail And The City, et le contexte sanitaire plutôt bancale limitant les possibilités de se projeter.

Le dernier gros projet remonte à une deuxième tentative sur la TDS l’été dernier, tentative toujours infructueuse malheureusement. Ces épreuves ultra exigeantes impliquent de pouvoir mettre du volume à l’entrainement, ce que j’avais réussi à faire depuis Janvier 2021 et mon tirage au sort, mais également de pouvoir courir dans des conditions se rapprochant de l’exercice.

Il n’en a rien été : vie professionnelle et personnelle ne me permettant pas de libérer plus de 2h au quotidien pour mon entrainement, il m’a été difficile voir impossible de travailler sur des terrains très techniques sachant que je réside sur Paris. Je me doutais bien de la complexité de la tâche, mais l’idée d’accompagner les copains et de retourner sur Chamonix était bien trop grande.

On revoit ses prétentions à la baisse

Et depuis me direz-vous ? Les trail run étaient ressorties à l’occasion du Sparnatrail 60 kilomètres mi Novembre. Le volume d’entraînement avait nettement baissé depuis l’été, mais la motivation à l’idée de courir en binôme avec l’ami Denis était bien là.

La course s’était plutôt bien passée malgré la boue et la météo plutôt maussade. On a évité la pluie certes, mais le terrain était très gras notamment sur la première partie et il a fallu sortir un gros mental pour ne pas bifurquer sur le 30 kilomètres …

J’espérais pouvoir comme chaque année retourner sur le Maxicross de Bouffémont début Février, mais j’ai eu la bonne idée de me blesser aux ischio jambiers la semaine qui précédait sur la première séance de côte au club.

On profite d’une météo au top

La récupération a été longue. Malgré un suivi au top de ma kinésithérapeute et de mon coach, il a fallu revoir mes prétentions à la baisse. Je m’étais en effet inscrit initialement sur la Blum et ses 28 kms avec les copains, mais la raison et l’envie de ne pas voir ma saison se finir plus tôt que prévu m’ont poussé à me rabattre sur la Calmette et ses 15 kms.

Ce fût cependant l’occasion rêvée de pouvoir partager une course avec la super community manageuse de l’ESCXV aka Sandra. Il s’agissait en effet de son premier trail, et je me suis dit que c’était le moment parfait pour pouvoir lui donner quelques conseils du haut de ma petite expérience tout en passant un moment sympa.

Par chance, la météo fût au rendez-vous. Nous avons pu profiter d’un terrain plutôt sec et d’un soleil tout du long, malgré un peu de vent sur les portions les plus exposées.

Toujours à l’écoute des sensations

Le doute subsistait pourtant pour ma part. Cela faisait presque deux mois que je n’avais pas couru autant. La tension était toujours bien présente malgré les exercices de renforcement spécifiques et les étirements. Les deux dernières semaines avaient néanmoins été plutôt rassurantes, et bien que présente en course en montée, la douleur aux ischios ne se faisait plus ressentir sur le plat.

Pour mon plus grand bonheur ce fut également le cas sur la course. Partis très prudemment, nous avons géré les premières montées en marchant et sans forcer. L’objectif était d’éviter la blessure et d’être en capacité de relancer sur le plat et dans les descentes.

Le ravitaillement du 9ème kilomètre est très vite arrivé. Peu habitué à me lancer sur ces distances en compétition, je me rends compte que c’est plutôt cool de pas débarquer en PLS sur un ravito et de pouvoir échanger tranquillement avec les bénévoles.

Finish line et paella party !

On repart sans forcer et toujours en profitant du parcours dépaysant offert par une organisation encore une fois au top. Les kilomètres défilent et on récupère enfin les coureurs des autres formats. Voyant Sandra très à l’aise sur les sentiers et le souffle toujours léger, je me dis qu’il faut en profiter et se fixer un petit objectif.

Je lui annonce donc qu’on mettra un peu de rythme à 3 kms de l’arrivée. Je la sais parfaitement en capacité de relancer, et ne reste devant nous que des portions planes ou des descentes donc sans risques pour mes ischios.

On franchit la ligne d’arrivée en 1h53 avec la grosse banane et de superbes sensations. On retrouve avec grand plaisir les copains arrivés avant nous et ceux qui finissent leurs 28kms. Le temps de se changer et nous voici réuni autour de la fameuse paella ! Comme toujours, on profite du retour en voiture pour commencer à se fixer de nouveaux objectifs, mais ça c’est pour la prochaine fois.

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